Méthodologie et hypothèses
Le simulateur capitalise vos versements mensuellement au rendement brut indiqué, diminué des frais annuels propres à chaque enveloppe, puis applique la fiscalité d'un rachat total à l'horizon choisi, selon les barèmes en vigueur en 2026.
PEA
Après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu et supportent uniquement les prélèvements sociaux de 17,2 %. Avant 5 ans, un retrait entraîne en principe la clôture du plan et l'imposition au PFU de 30 %. Le plafond de versements est de 150 000 €.
Assurance-vie
Après 8 ans, les gains rachetés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune), puis sont imposés à 7,5 % pour la part des primes inférieure à 150 000 € (12,8 % au-delà), plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Avant 8 ans, le PFU de 30 % s'applique. Le simulateur permet de modéliser une sortie étalée sur plusieurs années : l'abattement s'appliquant chaque année civile, le fractionnement réduit fortement, voire annule, l'impôt sur le revenu (modélisation conservatrice : pas de rendement pendant la phase d'étalement). Les prélèvements sociaux sont modélisés à la sortie (en réalité prélevés annuellement sur le fonds en euros).
Une précision sur la sortie étalée : le simulateur divise les gains constatés à l'horizon par le nombre d'années de rachat. En pratique, le capital resté investi continue de produire des gains pendant l'étalement, ce que le calcul ne modélise pas — l'impôt réel serait donc légèrement supérieur.
Deux limites du modèle, à connaître : le seuil de 150 000 € qui départage les taux de 7,5 % et 12,8 % s'apprécie sur l'ensemble des primes que vous détenez, tous contrats confondus, alors que le simulateur ne raisonne que sur le contrat simulé. Par ailleurs, les prélèvements sociaux sont ici appliqués au rachat, ce qui correspond à un contrat investi en unités de compte ; sur un fonds en euros, ils sont prélevés chaque année, ce qui réduit légèrement la capitalisation.
PER (sortie en capital)
Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite du plafond épargne retraite (art. 163 quatervicies du CGI) : 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, retenus dans la limite de 8 PASS, avec un plancher de 10 % du PASS. Sur la base du PASS 2025 (47 100 €), le plafond va donc de 4 710 € à 37 680 € par an. Le simulateur applique ce plafonnement à partir des revenus d'activité que vous indiquez, et le suppose constant sur toute la durée.
Ce qui dépasse le plafond reste versé sur le plan mais n'ouvre aucune déduction. À la sortie en capital, la distinction compte : la part correspondant aux versements déduits est imposée au barème (votre TMI à la retraite), celle correspondant aux versements non déduits sort en franchise d'impôt sur le revenu, et les gains sont dans les deux cas soumis au PFU de 30 %.
Par défaut, l'économie d'impôt est réinvestie dans le plan l'année suivante : c'est la comparaison à effort d'épargne égal, et elle est elle-même déductible si le plafond n'est pas saturé. Sans réinvestissement, l'économie est perçue en cash et n'est pas capitalisée.
Deux mécanismes ne sont pas modélisés, tous deux favorables au PER : le report des plafonds non utilisés des trois années précédentes, et leur mutualisation entre conjoints. Rappel : les fonds sont bloqués jusqu'à la retraite, hors cas de déblocage anticipé prévus par la loi.
Compte-titres ordinaire (CTO)
Les gains sont soumis au PFU de 30 % (12,8 % + 17,2 %). Si votre TMI est de 0 % ou 11 %, le simulateur retient automatiquement l'option pour le barème progressif lorsqu'elle est plus favorable (hors effet de la CSG déductible, ignoré ici par prudence). Le CTO suppose par ailleurs une absence d'arbitrages en cours de route : chaque vente intermédiaire déclencherait l'imposition, ce que le PEA et l'assurance-vie évitent.
Ce simulateur fournit une information générique à visée pédagogique. Il ne constitue ni un conseil en investissement ni un conseil fiscal personnalisé.